LA FONDATION DE KÉNO PAR LES PÈRES MARISTES

De 1964 à 2000, les Pères maristes ont joué un rôle majeur dans la fondation et le développement du Camp École Kéno. En 1964, l’idée d’un camp de vacances germe dans la tête des Pères maristes. Le père Paul convainc les pères Rosaire Poussard, Gilles Chabot et Guy Bélanger de signer le texte d’un projet de camp de vacances. Ils avaient l’aval de la communauté pour le développement du projet à la condition que cette dernière ne le finance pas. Dès cette année-là, les démarches s’amorcent. Les pères Paul Bélanger et Rosaire Poussard s’occupent des collectes de fonds, de l’obtention d’un terrain et des permis pour la construction de la route et des premiers bâtiments.

logo pères maristes

L’IMPLICATION BÉNÉVOLE DE LA COMMUNAUTÉ MARISTE

Dès la première année, en 1964, plusieurs hommes ont collaboré à la construction du chemin vers le camp. L’année suivante, pendant les premières constructions, les pères Paul Bélanger, Rosaire Poussard et Gilles Chabot ont travaillé bénévolement sur le camp. En 1966, les autorités de la communauté ont permis à plusieurs maristes et étudiants en théologie d’y travailler pour le premier été accueillant des campeurs. Et c’est avec cet appui que 26 futurs maristes ont occupé des postes de moniteurs et d’instructeurs sur le camp au fil des étés, en plus des pères qui ont participé activement au développement du Camp École Kéno.

Maristes 1966 (1)

Paul Bélanger, père mariste

Le père Paul a été directeur du Camp École Kéno de 1964 à 1977. Jusqu’en 1969, il a partagé son temps entre l’administration du camp et la direction du Séminaire des Pères maristes. De 1970 à 1977, il a occupé le poste de premier responsable de tous les maristes de l’Est du Canada, un poste qui lui a permis d’investir du temps dans le projet de camp de vacances.

Rosaire Poussard, père mariste

Le père Rosaire Poussard a également donné beaucoup de son temps à Kéno. De 1964 à 1977, il a travaillé au camp l’été, tandis que, le reste de l’année, il a occupé successivement les postes de supérieur et d’enseignant au Séminaire des Pères maristes, d’enseignant au Séminaire Saint-Augustin et d’aumônier à l’École Normale de Dolbeau et au Carmel.

Gilles Chabot, père mariste

Le père Gilles Chabot a aussi collaboré à l’œuvre de Kéno durant les premières années, soit de 1964 à 1976 tout en occupant l’un après l’autre les postes de professeur au Séminaire des Pères maristes et d’aumônier dans la polyvalente de Mistassini. Il a notamment contribué à la construction de la route et des bâtiments, au développement de l’activité des sciences naturelles et à la réalisation des deux totems.

Roger Landry, père mariste

Le père Roger Landry a passé tous ses étés au camp entre 1966 et 2000, d’abord en tant que moniteur, puis comme animateur des secteurs des aventuriers, des explorateurs et des instructeurs, et finalement en tant que directeur général du camp, poste qu’il a occupé à temps plein de 1978 à 2000.

Jean-Yves LeBlanc, père mariste

Le père Jean-Yves LeBlanc a œuvré à la gestion des services techniques, des ressources matérielles, des achats et des transports du Camp Kéno de 1970 à 2005, soit en tant que directeur adjoint de 1970 à 1976 et en tant que directeur de 1977 à 2005.

L’IMPLICATION FINANCIÈRE DE LA COMMUNAUTÉ

L’implication financière de la communauté est impossible à calculer. Outre les 5 000 $ investis pour la construction du chalet La Brise pour accueillir les sœurs de la communauté des Petites Franciscaines de Marie travaillant bénévolement sur le camp, les maristes n’ont versé directement peu de montant dans le développement du camp. Cependant, la communauté des Pères maristes n’a jamais hésité à permettre à ses membres de travailler sur le camp, permettant ainsi l’économie de sommes inestimables pour l’administration, la construction de nouveaux bâtiments et l’achat d’équipement neuf chaque année.

De plus, la communauté a toujours fait preuve de générosité en prêtant des locaux au camp. En fait, à ses débuts, le camp n’avait pas les reins assez solides sur le plan financier pour se permettre la location ou l’achat d’un bâtiment pour les bureaux administratifs. Ainsi, tour à tour, l’administration de Kéno s’est faite dans les locaux du Séminaire des Pères maristes, à la Maison Saint-Joseph, à la Villa Beauvoir ainsi qu’au Pavillon Colin permettant ainsi au camp de se créer une stabilité financière.

L’IMPLICATION DES PETITES FRANCISCAINES DE MARIE ET DE NOMBREUX BÉNÉVOLES

De 1966 à 1984, la communauté des Petites Franciscaines de Marie a apporté un soutien très cher à Kéno. Pas moins de 32 religieuses ont effectué un travail bénévole à la cuisine, à la buanderie et à l’infirmerie durant ces années.

Qui plus est, on ne peut passer sous silence le dévouement de centaines de bénévoles qui ont donné de leur temps à différents moments au fil des ans pour permettre à Kéno d’être lui-même. Parmi ces personnes, Hélène Côté a apporté une aide inestimable au camp de vacances. Après avoir occupé le poste d’instructrice au brico-nature durant les étés de 1974 à 1976, elle a décidé de mettre de côté sa carrière d’enseignante pour se consacrer bénévolement à temps plein à Kéno. Croyant en la force éducative du camp, elle a mis tout son cœur pour permettre à des milliers de campeurs de passer de superbes séjours au bord du lac Long.

Hélène Côté

Enfin, si la communauté des Pères maristes a ainsi contribué à l’œuvre d’un camp de vacances, c’était parce que les pères avaient à cœur l’éducation de la jeunesse. Ils se sont d’abord impliqués bénévolement dans un projet embryonnaire, puis ils ont permis au Camp École Kéno de prendre son envol.

 

 


Jessica Thibault 
Ancienne campeuse et monitrice